Société de Saint-Vincent-de-Paul - Fondée par Frédéric Ozanam
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Frédéric Ozanam

5ème enfant d’une famille qui en comprendra quatorze, il sera le seul, avec ses frères Alphonse et Charles, à dépasser l’âge de 20 ans.

Il naît le 23 avril 1813 à Milan, alors capitale du royaume d’Italie qui appartient à la couronne impériale, son père ayant été amené, lui qui fut soldat de l’an II, à partir vers l’Italie où il est devenu médecin.

A la fin du premier Empire, toute la famille vient s’installer à Lyon où le jeune Frédéric fréquente le collège royal. Il y obtient le baccalauréat à 17 ans après avoir connu une grave crise de foi pendant son adolescence.

Un étudiant très doué

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C’est un surdoué : il pratique 8 langues (dont le sanscrit et l’hébreu).
En novembre 1831 (au moment où le conflit des canuts éclate dans sa chère ville de Lyon), il arrive à Paris pour effectuer des études supérieures en droit à la Sorbonne. Estimant avoir du temps libre, il entame des études de Lettres.

Il est reçu docteur en droit en 1836 et docteur en Lettres en 1839. De plus, après avoir obtenu, à Lyon, une chaire de droit commercial où il enseignera pendant une année, il est reçu premier au premier concours d’agrégation en Lettres en 1840, ce qui lui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Il est nommé professeur assistant en Littérature étrangère à la Sorbonne en 1841 et il deviendra professeur titulaire en 1844.

Un démocrate, chrétien engagé

Frédéric Ozanam, qui a été peu de temps avocat à Lyon, a écrit une dizaine de livres, donné de nombreux articles dans plusieurs journaux. En avril 1848, avec le père Lacordaire et l’Abbé Maret, il fonde L’Ére Nouvelle.

Ses activités multiples ne l’empêchent pas, pour répondre aux sollicitations de ses amis, de se présenter aux élections législatives de 1848, mais sans succès.

Il entretient une très vaste correspondance (on a conservé 1440 lettres) et, surtout, il accomplit l’œuvre de sa vie avec l’épanouissement de sa « chère petite société » de saint Vincent de Paul à laquelle il consacre de très nombreuses heures et visite des pays où la Société est implantée : Italie, Angleterre, Allemagne, Espagne, Belgique…

En juin 1841, il épouse Amélie Soulacroix. De leur union naîtra « petite Marie » en août 1845. Malgré leur désir, ce sera leur seul enfant.

Bienheureux

De santé très fragile, Frédéric Ozanam doit souvent abandonner ses étudiants pour soigner une tuberculose osseuse, maladie qui va avoir raison de lui au cours de son dernier voyage en Toscane où il a encore la force de créer des Conférences. Il expire à Marseille le 8 septembre 1853, jour de la fête de la nativité de la Vierge.

Le 22 août 1997, il est béatifié par Jean-Paul II à Notre Dame de Paris, lors des JMJ :

L’Église confirme aujourd’hui le choix de vie chrétienne fait par Frédéric Ozanam, ainsi que le chemin qu’il a emprunté.

On fête chaque année, le 9 Septembre, celui qui « a soulagé les souffrances de ses frères, sur tant de routes de la vie, marquées par l’épreuve » pour reprendre l’expression de Jean-Paul II.

Christian Verheyde

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