Société de Saint-Vincent-de-Paul - Fondée par Frédéric Ozanam
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Rosalie Rendu

Jeanne-Marie Rendu, figure incontournable dans l’histoire de la Société de Saint-Vincent-de-Paul est issue d'une famille aisée de cultivateurs qui accueillera des prêtres réfractaires pendant la révolution française.

Jeanne-Marie Rendu, figure incontournable dans l’histoire de la Société de Saint-Vincent-de-Paul est née le 9 septembre 1786 à Confort (département de l’Ain) dans une famille aisée de cultivateurs qui accueillera des prêtres réfractaires pendant la révolution française.

En 1799, sa mère, veuve, lui fait faire ses études chez les sœurs ursulines de Gex près de la frontière suisse. Elle découvre l’action des Filles de la Charité qui soignent les malades. Conquise par cette forme de vocation, elle part à Paris et prononce ses vœux en 1807. Elle prend le prénom de Rosalie.

Elle est envoyée dans le quartier de la rue Mouffetard. Elle y restera jusqu’à sa mort le 7 février 1856.

En 1815, elle devient supérieure de la communauté où elle accueillera postulantes et novices.

Au service des pauvres

rosalie.jpgEn 1833, elle rencontre Frédéric Ozanam et quelques jeunes qui veulent venir en aide aux pauvres. Issus de familles aisées, ces étudiants ne connaissent pas grand-chose à la vie endurée par de nombreux foyers de Paris. Sœur Rosalie va les aider par sa conviction farouche, sa foi assurée, son caractère trempé, sa connaissance du terrain.

Elle donne à Ozanam de précieuses indications, fournit des adresses de familles à visiter, cède des bons de pain et de viande, facilite leurs contacts. Elle est pour cette jeune équipe naissante la présence même de la Providence.

Napoléon III viendra la visiter plusieurs fois en compagnie de l’impératrice Eugénie, En 1852, il la nomme chevalier de la Légion d’Honneur. Elle veut refuser mais obéit au Supérieur des prêtres de la Mission et des Filles de la Charité qui lui commande d’accepter.

Une grande figure de la charité

Pendant toute sa présence à Paris, elle « ouvre successivement un dispensaire, une école, un orphelinat, une crèche, un patronage, une maison pour les vieillards sans ressources » ainsi que le rappelle la plaque apposée au 5, rue de l’Epée de bois.

Elle fut au centre du grand mouvement de charité qui caractérisa la France dans la première moitié du XIXe siècle.

Elle montre un courage remarquable pendant les difficiles journées de 1830 et 1848. Sans peur, elle risque sa vie.

Ses obsèques sont l’occasion d’articles élogieux dans la presse. Une foule innombrable l’accompagne de l’église saint Médard jusqu’au cimetière du Montparnasse où sur sa tombe sont gravés les mots :

À la bonne mère Rosalie, ses amis reconnaissants ; les riches et les pauvres.

Jean-Paul II a béatifié le 9 Novembre 2003 celle qui «  s’est joyeusement faite la servante des plus pauvres pour redonner à chacun sa dignité par des aides matérielles par l’éducation et l’enseignement du mystère chrétien, poussant Frédéric Ozanam à se mettre au service des pauvres ».

 

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