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Rencontre avec des acteurs de la coopération MonaLisa de Vendée

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La reconnaissance MONALISA de la coopération départementale de la Vendée sera validée le 13 avril prochain par les instances de la Mobilisation.

Une belle avancée pour la région des Pays de la Loire où seul le département du Maine-et-Loire est engagé dans la Mobilisation contre l’isolement des personnes âgées. Avec notamment la participation de la Fédération départementale des centres sociaux, l’association At’home et France bénévolat, l’UDCCAS, la Ville de la Roche-sur-Yon, InterCLIC, la direction Autonomie du Conseil Départementale, l’ADMR, la Croix-Rouge française des Sables, la Société de Saint-Vincent-de-Paul, des associations locales et la MSA qui ont tous répondu présent au lancement de cette nouvelle coopération dans le département de la Vendée.  Frédéric Moreau de la Fédération départementale des Centres Sociaux de Vendée et Benoît Williamson la Société de Saint-Vincent-de-Paul, deux membres du comité restreint de la coopération racontent la synergie entre les acteurs du territoire.

Qu’est ce qui a été l’élément déclencheur pour vous réunir et participer à la mobilisation ? Comment cela s’est passé ?

Frédéric Moreau (FDCS) : La prise en compte du vieillissement et la lutte contre l’isolement font partie des missions d’un centre social et sont au cœur des préoccupations fédérales. D’ailleurs, le mouvement national des centres sociaux est associé à MONALISA depuis le début de la Mobilisation.  La coopération départementale est née de la rencontre de trois associations signataires de la charte MONALISA (la Société de Saint-Vincent-de-Paul, France Bénévolat, et la Fédération des centres sociaux) animées par l’envie d’œuvrer ensemble, et concernées par la Mobilisation contre l’isolement des âgés à l’échelle de leur réseau national.

Benoît Williamson (SSVP) : Depuis huit ans, nous avons remis à l’honneur les visites de lutte contre les solitudes. Aussi quand le Conseil Départemental en 2014 nous a demandé quelles étaient nos priorités pour l’année 2015, nous avons répondu, qu’il s’agissait pour nous de faire de la lutte contre la solitude une cause départementale. Visiter les personnes les plus précaires à domicile, c’est l’action fondamentale des Conférences Saint-Vincent de Paul, elles ont été créées pour cela.

Quels sont les premiers objectifs de la coopération ?

Frédéric Moreau (FDCS) : Outre les associations de solidarités que nous mobilisons grâce à nos contacts habituels dans le cadre de nos actions, nous avons choisis, dans  un premier temps, de communiquer autour du lancement de la coopération départementale, notamment auprès des Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS) de Vendée.  Parce qu’ils sont proches de la population, les CCAS sont des relais puissants pour mettre en lien les personnes âgées isolées et les bénévoles des équipes citoyennes. L’Union départementale des CCAS fait déjà partie du comité restreint de la coopération, mais il est important d’impliquer individuellement ces structures, notamment sur des territoires où les membres de la coopération n’agissent pas forcément. > Dans un deuxième temps, nous souhaitons communiquer sur la dynamique promue par MONALISA auprès des travailleurs sociaux, des aidants à domicile, des professions libérales pour détecter les personnes âgées isolées et savoir si elles ont envie que des bénévoles viennent leur rendre visite ou leur proposer un déjeuner, une sortie, une balade… > Enfin, dans un troisième temps nous souhaitons communiquer bien sûr auprès des citoyens qui souhaiteraient s’impliquer bénévolement contre l’isolement des personnes âgées et impulser le lancement d’équipes citoyennes et un acteur comme France Bénévolat est essentiel dans cette mission.

Benoît Williamson (SSVP) : MONALISA est aujourd’hui surtout connu à La Roche sur Yon et sur l’arrondissement des Sables d’Olonne. Etant président de la Conférence de la SSVP des Sables d’Olonne, notre implication dans la Mobilisation va essentiellement consister à développer  des actions de lutte contre l’isolement des âgés sur la communauté de communes des Olonnes ( les Sables d’Olonne, Château d’Olonne, Olonne sur mer). Il faut savoir que les Sables d’Olonne est la commune « la plus vieille » de France c’est pourquoi le déploiement de la Mobilisation, en lien avec la mairie, sur ce territoire prend tout son sens.

Avez-vous déjà pu établir un premier bilan des besoins et ressources dont la coopération dispose ?

Frédéric Moreau (FDCS) : De nombreux acteurs institutionnels sont déjà impliqués dans la coopération, ceci constitue selon nous la richesse de la coopération vendéenne. L’UDCCAS, l’interclic, le conseil départemental de la Vendée, l’ADMR ainsi que des associations caritatives sont investis.

Quelle gouvernance avez-vous choisie pour la coopération (comité restreint, groupe de travail thématique…) ?

Frédéric Moreau (FDCS) : La coopération départementale MONALISA se base sur l’engagement d’une vingtaine d’institutions vendéennes, qui votent les orientations de la coopération. Un comité restreint, composé de 12 institutions, élabore et décide l’ensemble des stratégies départementales. Des groupes de travail dédiés à la communication ou à la formation par exemple se mettent progressivement en place.

Benoît Williamson (SSVP) : Au-delà de la coopération départementale et du comité restreint qui ont été créés, nous souhaitons que des coopérations infra départementales s’organisent par communauté de communes et à l’échelle de chaque CLIC. Les CCAS seront fortement impliqués dans ce découpage territorial et c’est tant mieux.

Quelles seront les ambitions de la coopération à plus long terme ?

Frédéric Moreau (FFCS) : La coopération départementale MONALISA espère mobiliser les CCAS dans le département, et toucher des « zones blanches », non représentées au sein de la coopération. Nous envisageons en outre de dispenser chaque année, deux formations socle MONALISA auprès de bénévoles pour impulser la création de nouvelles équipes citoyennes.

Benoît Williamson (SSVP) : Je pense que d’ici fin 2016 nous aurons doublé notre nombre de bénévoles sur le secteur. Je sais que nous pouvons faire du bon travail dans ce département, surtout et grâce à l’implication de la fédération des centre sociaux et des autres acteurs.

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