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7 clés pour grandir dans la Charité

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7 clés pour grandir dans la charité

 

Ardent défenseur de la foi, le bienheureux Frédéric Ozanam, né en 1813, fit face à la tourmente anticléricale du milieu du XIXe siècle. Ses détracteurs lui objectent que le christianisme est mort : il comprend que les œœuvres, plus que les grands discours, témoigneront du contraire. Désormais, ce brillant intellectuel rayonnera de charité. Un message très actuel.

rédigé par le Père Jérôme Delsinne, prêtre lazariste depuis 1998. Il effectue un deuxième mandat de conseiller spirituel national de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.


 

Clé n° 1 : S’appuyer sur ses amis

Toute sa vie, Frédéric Ozanam (1813-1853) s’entoure d’amis dans le monde universitaire, politique, artistique, chrétien, en France et à l’étranger.

Dans l’intense correspondance qu’il échange avec eux, il livre beaucoup de lui-même et reconnaît avoir besoin d’eux pour mener sa mission : « Sans votre reconnaissance, sans vos encouragements, je ne pourrais pas tenir ».

Sa femme Amélie, qu’il aime passionnément, est un précieux soutien. Avec elle, il grandit dans l’amour oblatif. Il compte aussi des amis chez les pauvres. Il les visite à domicile régulièrement pour tisser des liens.

Clé n° 2 : Ancrer sa foi

L’heure est au rationalisme triomphant. Ozanam décide de se mettre au service de la vérité et, avec ses amis, de travailler à assimiler intellectuellement le christianisme. La charité vient ensuite fortifier cette foi solidement fondée. La première Conférence Saint-Vincent-de-Paul voit le jour, suivie de beaucoup d’autres, répondant au vœu de Frédéric : « Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité ».

Par la bonté et la tendresse du Christ, il veut manifester la vérité du christianisme à la société et au monde.

Clé n° 3 : Aimer ses ennemis

Frédéric a de nombreux contradicteurs, mais il leur répond toujours de façon argumentée et délicate : « Il faut montrer la charité en aimant ceux qui ne pensent pas comme nous ». Lorsqu’un professeur non chrétien démonte le christianisme face aux étudiants, Frédéric répond dès le lendemain pendant son cours ou par article interposé. Il n’emploie jamais de mot méchant et a un immense respect de l’autre, de la différence.

Clé n° 4 : Aller à la rencontre des pauvres

« Nous sommes trop jeunes pour être élus, être dans les instances du pouvoir. Le peu de bien que nous pouvons faire, faisons-le autour de nous. » Grâce à Sœur Rosalie Rendu, qu’il suit dans le quartier Mouffetard à Paris, Frédéric prend conscience de la misère (promiscuité, logis insalubres, maladies, forte mortalité) et de l’importance de visiter les lieux où vivent les pauvres (les manufactures et les immeubles). Cela exige un effort, mais permet d’identifier les symptômes avant d’apporter les remèdes.

Clé n° 5 : Se former

Aider les pauvres nécessite d’acquérir un savoir-faire qui devienne une habitude, un peu comme les pompiers apprennent à soigner les blessés. Cette compétence dépasse la bonté naturelle. On l’appelle charité, car elle est reliée au Christ. Sa fameuse expression « Allons aux pauvres ! » n’est pas un slogan de ralliement. Elle est théologique. C’est la décision même de Dieu qui s’incarne en Jésus et va voir l’homme pécheur, malade, isolé…

Saint Vincent de Paul disait aussi : « Les pauvres, on ne les comprend pas, ils sont laids, grossiers, repoussants. Tournez la médaille, vous verrez par les lumières de la foi que le Fils de Dieu est présent dans les pauvres : – €œIl n’avait pas figure humaine… –€ » C’est pourquoi les Vincentiens pratiquent « la prière de l’escalier » : « Seigneur, donne-moi l’Esprit Saint pour que la rencontre se passe bien, inspire-moi les gestes et les paroles qui conviennent ».

Clé n° 6 : Voir un frère dans le pauvre

Ozanam enseignait que les pauvres sont aimables. Ils sont créatures de Dieu, même si leur état de santé est dégradé, s’ils sont mal habillés, si leur dignité est moins visible. Eux aussi sont capables de bonté, de tendresse et d’amitié. Ne les enfermons pas dans la fonction de « pauvres », afin d’éviter que la relation demeure à sens unique.

Lorsque nous nous adressons à une personne pauvre, rencontrons-la de frère à frère, d’égal à égal, avant même de commencer à la servir et à l’aider. Frédéric insistait pour que les visites soient régulières, que l’on soit souriant, disponible, au complet service de la personne. Saint Vincent de Paul prônait les vertus d’humilité, de douceur, de simplicité, de zèle : « Il faut aller aux pauvres comme on va au feu ». Il y ajoutait la mortification pour accepter des choix qui nous déplaisent.

Clé n° 7 : Se ressourcer dans le Christ

Saint Vincent de Paul disait : « Donnez-moi un homme d’oraison, il sera capable de tout ». Chercheur, enseignant, journaliste, ami, époux, père de famille, fondateur, visiteur des pauvres… Frédéric jongle entre ses différentes missions. Mais il est d’abord un homme de prière. Chaque jour, il lit et médite la parole de Dieu. Il communie et se confesse régulièrement, se laisse interpeller par la bonté et la tendresse de Dieu. Sa maladie (une tuberculose du rein) diminue son intensité d’action, mais pas sa force de bonté. Il continue de donner. Sur la croix, Jésus est impuissant en apparence et, pourtant, Il donne tout : sa tunique, sa mère, son souffle, sa vie. Comme Jésus, Frédéric Ozanam est crucifié, mais il se consume jusqu’au bout dans la charité.

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