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Halit Onur Sandal/AP/SIPA

Paroles de migrants & interrogation d’accueillant

Témoignages de migrants

Je souhaite apprendre un métier !

« J’ai quitté le Mali en septembre 2014 à 16 ans et suis arrivé à Brest quatorze mois plus tard, après être passé par la Mauritanie, le Maroc et l’Espagne où j’ai travaillé pour payer le voyage. Pris en charge par le Conseil général jusqu’à mes 18 ans (mars 2016), je vis depuis dans un squat, mange dans les associations, vais quatre fois par semaine à l’Abaafe. J’y apprends à lire, écrire, parler mieux français. J’ai l’autorisation de séjour jusqu’en février 2021, mais pas celle de travailler. Fin 2015, j’ai téléphoné à mes parents, ils étaient persuadés que j’étais mort. Je ne regrette pas d’être venu ici, je souhaite apprendre un métier, faire n’importe quel travail».

 

Mon souhait : travailler et m’intégrer…

« Kosovare, je suis partie une première fois en Allemagne en 1992, à cause de la guerre ; j’y suis restée onze ans, puis suis revenue au Kosovo, mon mari n’avait plus de travail. Pour des raisons familiales, je suis venue en France fi août 2016 avec mes deux fis de vingt ans et de dix-huit ans, nous avons dormi une nuit à l’hôtel, puis dans la rue, avant d’être pris en charge par Coallia. Je dors avec mes deux fis dans un couloir. Nous allons suivre des cours de français. Mon plus grand souhait actuel est d’avoir un logement, de travailler et de m’intégrer ».

Depuis notre arrivée, notre situation a beaucoup changé…

« En quittant l’Albanie (où nous étions en danger, sans protection de l’État), nous avons tout perdu : nous avions une maison avec un jardin, et tous les deux un bon travail, nous avions des amis, de la famille…Quand nous sommes arrivés en France avec nos deux enfants, nous n’avions plus rien : les dix premiers jours, nous avons dormi dans la rue, sans toilettes, sans nourriture, avec une valise comme lit pour la petite. Puis, nous avons passé un mois et demi sous la tente. C’était très très dur, surtout pour les enfants ! Mais à Vannes, puis à Brest où nous sommes arrivés très vite, nous avons été beaucoup soutenus et aidés : La Halte et les autres associations, les services sociaux, l’école, les hôpitaux… On ne peut pas décrire tout ce qu’on a fait pour nous. Depuis notre arrivée, notre situation a beaucoup changé, même si ça reste très difficile : nous avons obtenu un permis de séjour et de travail, nous avons appris le
français, assez pour nous débrouiller ; nous travaillons tous les deux dans les serres, nous habitons un appartement, notre aînée va au lycée et s’intègre très bien. »

 

Interrogation d’accueillant : « Je ne sais pas si j’aurais eu leur courage…« 

« Tous ceux qui viennent régulièrement à La Halte sont impressionnés par l’augmentation de la fréquentation, et l’arrivée régulière de nouveaux migrants : certains pensent même qu’ils prennent trop de place. Et la barrière de la langue est un vrai problème. Pour ma part, mon opinion a changé depuis que j’ai pu discuter avec plusieurs
d’entre eux, qui parlent maintenant le français, et nous ont expliqué leur parcours, ce qu’ils ont quitté. Je ne sais pas si j’aurais eu leur courage. En tant que mère, je suis particulièrement sensible à la situation des enfants. »

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