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Trois jeunes frères rescapés de Sinjar

    Comment oublier les images bouleversantes de ce reportage télévisé, diffusé au cours du mois d’août 2014, montrant la tragédie de ces quelque 20.000 à 30.000 Yézidis réfugiés sur la montagne de Sinjar. Dans leur fuite précipitée pour échapper aux mains des islamistes, ils n’avaient guère eu le temps de prendre grand-chose avec eux, juste quelques objets à portée de main pour les plus chanceux. La caméra s’était peut-être attardée quelques secondes sur les visages de ces trois jeunes frères, accompagnés de leur grand-père, parmi la multitude entassée pêle-mêle à même la terre, sous un soleil de plomb et une température accablante qui plafonnait aux alentours de 50°. La montagne de Sinjar étant très désertique, ils n’avaient pas d’abris pour se protéger du soleil ou de la chaleur. De plus, ils ne pouvaient compter que sur les parachutages aléatoires des troupes kurdes pour être approvisionnés en eau et en vivres. C’est ainsi que des centaines de personnes moururent d’insolation ou de déshydratation, dont le grand-père des trois jeunes gens. Ils se retrouvèrent donc seuls, confrontés à la terrible incertitude de ne savoir ce qu’il était advenu du reste de leur famille en visite chez des amis lorsque les islamistes de Daesh arrivèrent dans le village de Sinjar…

Après trois semaines passées sur la montagne, ils rejoignirent  un camp de réfugiés à la frontière de la Turquie, où ils demeurèrent pendant sept mois, avant d’entreprendre leur long périple à travers l’Europe qui devait les conduire jusqu’à Vannes. A leur arrivée, nous avons tous été extrêmement touchés par leur profonde détresse. L’ainé de la fratrie étant le seul à connaitre quelques mots d’anglais, il a fallu faire preuve d’imagination pour entamer le dialogue. Être auprès d’eux chaque jour pour les aider dans leurs démarches, leur enseigner des rudiments de français, les distraire, leur créer de nouveaux souvenirs, susciter en eux de nouveaux espoirs… En bref, essayer de pallier les profonds traumas qu’ils avaient subis dans la démesure du possible…

A présent, ils ont fait d’énormes progrès en français, ce qui leur permet de gérer d’eux-mêmes les affaires de la vie quotidienne et d’exprimer leurs sentiments. Ainsi, ayant eu la chance de prendre part à un fest-noz au cours du Festival Inter-Celtique de Lorient, l’un d’eux a déclaré avec un enthousiasme évident: « C’est comme les danses kurdes ! C’est pareil ! » Et s’il suffisait d’un petit pas de danse, ou deux, pour faciliter l’intégration.

Aujourd’hui, leur demande d’asile est bien avancée. Leur insertion professionnelle est envisagée. Ils ont retrouvé un peu de sourire.

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