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La Société de Saint-Vincent de Paul mise à l’honneur

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Lundi 9 avril au Collège des Bernardins, la Société de Saint-Vincent-de-Paul a été invitée par la Conférence des Evêques de France à témoigner devant le Président de la République, Emmanuel Macron et 400 représentants de la société civile de son engagement auprès des plus fragiles de notre société.

Handicap, précarité, isolement… Trois binômes ont témoigné, au cours de cette réception, de la fragilité : parmi eux figurent Charles de la SSVP et Vanina, personne isolée, tous deux ambassadeurs pour la soirée de la Société de Saint Vincent de Paul (SSVP).

Symboles forts de l’attention de l’Église portée aux plus faibles, six « témoins de la fragilité » ont ouvert la soirée organisée hier aux Bernardins. Leurs témoignages, empreints de dignité et d’émotion, ont donné le ton.

Charles, un jeune homme de 33 ans engagé dans la Conférence de Sainte-Anne de la Butte aux Cailles (Paris 13e), a pris la parole à la suite de Vanina Desanges, une femme artiste peintre qu’il accompagne depuis plusieurs années. Ils ont raconté l’histoire de leur rencontre et partagé l’amitié qui les lie désormais. A travers leur exemple, ils ont donné à voir la joie de tous les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul qui vivent dans la durée un compagnonnage avec les plus pauvres.

 

 

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« Des gens qui retombent sur leurs pieds »

Aujourd’hui, Vanina continue de peindre et d’exposer ses œuvres. « Je fais beaucoup de visages, mais j’ai aussi fait une série sur les apôtres, ou encore des peintures de la Vierge qu’on m’avait commandées », dit-elle d’une voix joyeuse. Charles vient la voir souvent, dans son petit appartement parisien qu’elle possède toujours, pour l’aider notamment à faire « un peu de rangement ». En filigrane, on comprend pudiquement que Vanina souffre en quelque sorte d’un « syndrome de Diogène », l’amenant parfois à avoir des conditions de vie un peu négligées, dans un appartement « en désordre ».

Qu’importe, l’énergique sexagénaire a bien fait entendre sa voix, sans laisser percer une once de timidité, lundi soir devant le président Emmanuel Macron. « Charles est une très belle rencontre, qui m’a fait toucher du doigt ce qui était bon chez les autres », a-t-elle témoigné avec émotion. « Vanina est une personne qui a véritablement compté dans ma vie », renchérissait le trentenaire, en confiant que sa « vie avait beaucoup changé, depuis son engagement au sein de l’association ».

Le « trésor des rencontres »

Quel message Charles a-t-il tenu à faire passer au chef de l’État ? « Dire, au nom de tous les bénévoles, que ce genre de rencontres permet de découvrir de véritables trésors, pas toujours faciles à saisir de prime abord », précisait-t-il posément, quelques jours avant la soirée aux Bernardins. « Mais en dépassant les a priori, en creusant des comportements peut-être difficiles à appréhender, on peut avoir la chance de découvrir des personnalités merveilleuses sous leur fragilité » ajoutait-t-il alors, en se disant « bouleversé par ces histoires de gens qui retombent sur leurs pieds ».

 

 

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