Témoignage d'Olivier sur son action vincentienne. - Société Saint Vincent de Paul
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Témoignage d’Olivier sur son action vincentienne.

 

 

Le témoignage d’Olivier :

J’ai 36 ans, parisien d’origine et lyonnais d’adoption, depuis un peu plus de deux ans. Je travaille comme consultant en Gestion des Risques et de Crise auprès de grandes entreprises. Je suis passionné de randonnée en montagne et de musiques de toutes époques.

J’ai toujours aimé rendre visite aux personnes âgées et j’ai découvert un peu par hasard l’association Saint-Vincent-de-Paul lors de sa présentation à une messe, et les quelques éléments que j’ai pu lire sur Frédéric Ozanam m’ont séduit. Je me suis ensuite retrouvé de manière inattendue président de la Conférence St Augustin de la Croix-Rousse suite au déménagement du président titulaire. Je tâtonne encore un peu mais j’apprends au fil de l’eau !

Je visite depuis un an et demi Odette, personne âgée en grande souffrance car malade et immobilisée chez elle depuis longtemps. Je m’efforce de lui consacrer au moins une heure chaque semaine, de lui apporter des biscuits lorsque j’en confectionne chez moi, et surtout de lui changer les idées. Je ne suis pas là pour comprendre ou expliquer comme le feraient des médecins ou des psychologues, mais pour accompagner. Nos thèmes de discussion font parfois le grand écart, passant de concepts d’astrophysique au résumé du dernier épisode de Koh Lanta ! J’ai bien sûr conscience qu’elle a besoin de davantage qu’une heure par semaine, mais je fais au mieux avec le temps que mon travail et ma vie personnelle me laissent.

Odette m’apprend de nombreuses choses sur le quartier de la Croix Rousse de sa jeunesse. J’aime aussi l’écouter me raconter ses randonnées dans les Monts d’or ou ses sorties ski de fond dans les Ecrins. Mais ce que m’apportent ces visites, c’est surtout beaucoup d’humilité face à la souffrance et une prise de conscience que la solitude peut se trouver derrière chaque porte sans qu’on le soupçonne… et que c’est notre devoir à tous d’apporter un peu de lien social à la mesure de nos moyens. Cela me conforte dans le message du pape (dans sa dernière encyclique Fratelli Tutti) que «  la vie ce n’est pas un temps qui s’écoule, mais un temps de rencontre ».