France - Liban : une rencontre présidentielle

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De passage en France, Naji Kaddoum, le président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul du Liban a rencon­tré Serge Castillon, président natio­nal de la Société de Saint-Vincent-de-Paul en France.

Du Liban à la France, une même vision vincen­tienne

Au début du mois de février 2026 à Paris, Naji Kaddoum, président natio­nal de la Société de Saint-Vincent-de-Paul au Liban, a rencon­tré l’équipe natio­nale française et parti­cu­liè­re­ment le président natio­nal, Serge Castillon. Entre le Pays du Cêdre et la France, les liens sont très forts depuis de nombreuses années. « La France, pays fran­co­phone comme le Liban, c’est un peu un second pays pour nous.  » souligne Naji Kaddoum. Accueillant son homo­logue liba­nais dans les locaux de l’as­so­cia­tion française, le président Serge Castillon rappelle l’im­por­tance d’en­tre­te­nir la rela­tion avec d’autres struc­tures simi­laires dans le monde. « Parmi les 150 enti­tés natio­nales qui forment la Société de Saint-Vincent-de-Paul dans le monde, certaines ont adopté un modèle qui nous ressemble, axé sur la charité et la rencontre. C’est le cas de l’équipe liba­naise. »

Naji Kaddoum et Serge Castillon, prési­dents de la Société de Saint-Vincent-de-Paul au Liban et en France.

 

Au cours de sa visite, Naji Kaddoum a pu décou­vrir le fonc­tion­ne­ment de l’équipe française et la décli­nai­son des équipes sur le terri­toire (natio­nal, dépar­te­men­tal, local) ainsi que les liens avec des Asso­cia­tions spécia­li­sées, reliées à la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Présents égale­ment, Lamia Kadri Geha, réfé­rente natio­nale pour le Liban et Hugues de Foucauld, secré­taire géné­ral de l’as­so­cia­tion, ont pu échan­ger des nouvelles sur la situa­tion des équipes locales liba­naises.

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Des jume­lages pour conser­ver les liens frater­nels

« L’autre sujet du jour, explique Serge Castillon, ce sont les jume­lages. » Entre la France et le Liban, une cinquan­taine de jume­lages sont déjà créés et favo­risent des liens frater­nels, spiri­tuels et maté­riels. Les initia­tives sont nombreuses et origi­nales pour main­te­nir les liens entre équipes, qu’il s’agisse d’échange de lettres ou de collecte de denrées. 

«  La France nous aide grâce aux jume­lages, confirme Naji Kaddoum. Au Liban, la situa­tion écono­mique est diffi­cile à cause de la crise écono­mique qui sévit depuis 2019. Plus de 80% de la popu­la­tion reçoit à peine le salaire de base. »  Dans les prochaines semaines, Agnès Ville­roy de Galhau, prési­dente de l’équipe dépar­te­men­tale de Meurthe-et-Moselle, se rendra au Liban, accom­pa­gnée par Mgr Pierre-Yves Michel, évêque du diocèse de Nancy. « Un jume­lage entre équipes française et liba­naise va pouvoir naitre. » se réjouit Serge Castillon.

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Serge Castillon, Naji Kaddoum, Lamia Kadri Geha et Hugues de Foucauld.