« Je cours un marathon par jour au bénéfice de la Société de Saint-Vincent-de-Paul »

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Partie de Paris pour rejoindre Madrid en courant, Marie, 22 ans, relève un défi spor­tif et soli­daire au profit de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Durant un mois, cette étudiante en droit collecte des fonds pour soute­nir les actions de l’as­so­cia­tion auprès des personnes les plus fragiles.

Même pour l’in­ter­view, elle ne s’ar­rête pas de courir. « C’est l’équi­valent d’un mara­thon par jour, j’ai prévu d’ar­ri­ver à Madrid (Espagne) à la fin du mois de juillet.  » Marie, 22 ans, est partie de Paris depuis deux semaines déjà, lorsqu’elle répond à quelques ques­tions par télé­phone. La jeune femme, étudiante en droit, veut rele­ver un défi : relier les deux capi­tales et collec­ter des fonds pour la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Près de 1 300 km à parcou­rir, et une moti­va­tion débor­dante. « J’ai été inspi­rée par une jeune femme qui a fait la même chose, entre Paris et Milan, raconte-t-elle. Passion­née de sport, j’ai voulu me lancer à mon tour entre Paris et Madrid, deux villes que j’aime. » 

Cette course, c’est l’abou­tis­se­ment de six mois de prépa­ra­tion, pour étudier le parcours, orga­ni­ser son ravi­taille­ment et… s’en­traî­ner. Mais le défi est bien plus que spor­tif. Parois­sienne enga­gée à Saint-Sulpice (Paris), Marie veut courir pour une cause qui lui tient à cœur : les personnes en situa­tion de préca­rité. « Je parti­cipe régu­liè­re­ment à des maraudes dans mon quar­tier, raconte-t-elle, j’ai été marquée par une personne rencon­trée que nous avons aidée à sortir de la rue. Je sais que la Société de Saint-Vincent-de-Paul orga­nise aussi des maraudes. » Une asso­cia­tion qu’elle connaît bien : « Mes grands-parents sont dona­teurs.  » 

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Avant de chaus­ser ses baskets pour près de 1 300 km de course, Marie a donc ouvert une cagnotte sur la plate­forme Leetchi, au béné­fice de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Les dons seront rever­sés pour «  répondre à des besoins concrets : de l’aide alimen­taire ou vesti­men­taire, du mobi­lier de première néces­sité ou four­ni­tures scolaires. »

À distance, les dona­teurs peuvent suivre son périple sur ses réseaux sociaux et admi­rer les photos prises le long du trajet. Certains ne manquent pas d’en­cou­ra­ger la jeune spor­tive et laissent des messages: « Bravo Marie pour cette belle initia­tive de soli­da­rité 🫶 ! Merci pour tous ceux qui béné­fi­cie­ront des actions de cette belle asso­cia­tion ! Courage pour ce magni­fique défi spor­tif et humain 💪💛! » De quoi lui donner l’éner­gie de pour­suivre sa route jusqu’à Madrid.