Dans les coulisses de notre nouvelle campagne nationale
Découvrez les coulisses de fabrication de la nouvelle campagne nationale de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Une campagne réalisée en collaboration avec des bénévoles du réseau, à chaque étape de création.
Découvrez les coulisses de fabrication de la nouvelle campagne nationale de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Une campagne réalisée en collaboration avec des bénévoles du réseau, à chaque étape de création.
Pourquoi faire appel à deux agences de publicité ?
Strike et Limite ont une expertise du secteur associatif. Elles ont proposé un projet innovant et pertinent.
Combien de personnes travaillent sur cette campagne ?
De nombreux bénévoles sont mobilisés depuis le début avec l’équipe communication du Conseil national de France. Ils ont été sollicités pour élaborer l’appel d’offres, valider les images et le slogan ou encore participer au tournage.
Sur quels supports est-elle déclinée ?
En plus d’un beau film, diffusé d’abord sur les supports numériques, la campagne se décline sur des affiches, des flyers mais aussi à la radio, sur le mobilier urbain ou encore dans des magazines.
Pourquoi investir dans des supports différents ?
Ainsi la campagne a plus de chance d’être vue du grand public et de toucher la cible. Aujourd’hui, les seules affiches ne suffisent pas. Le film sera diffusé largement dans les prochaines années, pourquoi pas à la télé ?
Comment utiliser cette campagne ?
Comme toutes les autres ! Remplacez les vieilles affiches, distribuez des flyers et les poissons. Déroulez le kakémono lors des événements grand public… et n’oubliez pas de partager les publications sur les réseaux sociaux ! Pourquoi organiser un événement (3 octobre) partout en France ? Le réseau vivra un moment ensemble et montrera notre mobilisation afin de démultiplier notre impact. C’est un événement festif, convivial, qui nous ressemble tellement ! Aller à la rencontre, avec un sourire et une proposition : celle de découvrir notre belle association.
Cette campagne valorise le bénéfice du temps accordé pour soi et pour les autres. Elle montre un moment de respiration, de bienveillance, de communion et de partage. Parce que tout ne se règle pas dans l’urgence, elle rappelle que notre action s’inscrit autant dans le temps que dans la proximité. Elle dit aussi que notre action ne se fera pas sans les bénévoles, qu’elle ne se fera pas sans dons, et surtout qu’elle ne se fera pas sans nous.
Rosalie Charrier
Réalisatrice du film
Rosalie Charrier est la réalisatrice du film de la campagne nationale. Elle livre quelques secrets du tournage.
Connaissiez-vous la Société de Saint-Vincent-de-Paul avant de réaliser le film ?
– Le nom m’était familier mais j’ai découvert réellement l’association à l’occasion de ce tournage. Avec Jérôme Gonfond, de l’agence Strike, et Ella Pellegrini, la comédienne principale, nous avons d’ailleurs eu l’opportunité d’assister à l’une des actions hebdomadaires organisées par l’association pour des personnes sans abri. Un premier moment précieux, en amont du tournage, pour espérer être les plus sincères possible par la suite.
Cette immersion vous a-t-elle aidée pour le film ?
Oui, elle était nécessaire avant de me lancer dans la mise en scène. Pour des projets qui touchent à des réalités comme celles-ci d’autant plus : parler le plus possible avec les personnes de l’association, les bénévoles, échanger, observer, se renseigner.
Dans quelle mesure ces rencontres concrètes ont-elles influé sur votre travail ?
Au départ, j’ai en main un scénario et des personnages que je développe, sans doute en édulcorant un peu. Or en échangeant avec l’équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, j’apprends que les bénévoles se retrouvent parfois chez des personnes qui ne décrochent pas un mot, et qu’ils sont friands de montrer cette vérité-là ! C’est délicat, ce sont des personnes en souffrance mais qui n’ont pas forcément les outils pour s’ouvrir à l’autre. Par exemple, le personnage de l’homme seul dans sa cuisine a évolué en ce sens. C’était une chance de pouvoir montrer cette réalité. J’ai adoré cette sincérité, ce naturalisme, ces aspérités… les personnages ne sont pas inventés de toute pièce, ils existent.
Quel a été l’apport des bénévoles lors du tournage ?
Leur présence a été précieuse. C’est rare quand on tourne une publicité de pouvoir montrer les détails de la vraie vie, les vraies actions… de fabriquer le moins possible. Or c’est ce que j’aime le plus ! Alors, j’en ai profité pour faire un pas de côté et laisser les bénévoles faire comme ils font d’habitude. Il n’aurait pas été honnête de leur donner trop de directives : ils savent mieux que personne comment agir.
Qu’est-ce qui a été difficile sur ce tournage ?
Un tel projet requiert un grand travail de préparation, pour ne laisser aucun détail au hasard, afin de sonner le plus juste possible, en écartant tout risque d’artificialité. Nous étions vraiment prêts, le tournage a été une joie ! J’ai été entourée d’une équipe technique et artistique exceptionnelle. Le chef décorateur, Izaac Lacoue-Labarthe, a su créer plusieurs univers atypiques et réalistes. Avec le chef opérateur, Kamiel Doens, nous avons aimé avoir la possibilité de laisser vivre les moments pour filmer de façon pudique, sans avoir besoin de coller aux émotions de façon grossière mais justement en faisant un pas de côté, une fois de plus. Avec l’agence, main dans la main, nous avons voulu atteindre une authenticité réelle, sans la souligner, sans l’imposer. La laisser venir à nous. Et à la caméra. Dans ces cas-là, la magie peut parfois, si on est chanceux, opérer.
Pour ce tournage, le casting a été une étape inoubliable. Avec la directrice de casting Marie Descottes, je me souviens de l’un des comédiens à qui on a demandé ce que représentait la solitude pour lui. Réponse : “ le propre de la solitude… c’est que justement, ça ne se partage pas !” Cette franchise nous a touché. Chacun a son rapport à la solitude, c’est très personnel. Et chaque acteur nous ont ouvert leur cœur à un endroit, pendant le processus de création. Bien sûr, ce film n’est pas un documentaire mais chaque comédien incarne avec un tel naturel ces personnages, qu’ils en deviennent plus vrais que nature ! Je connais Ella Pellegrini depuis longtemps, et dans ce film elle m’a tellement émue ! Sa justesse, son écoute, sa pudeur. Avec les autres comédiens, ils ont été d’une générosité rare.
Qu’espérez-vous du public qui verra ce film ?
J’espère que les personnes qui verront ce film seront touchées par son universalité. Qu’il éveillera en elles l’envie d’aider, d’écouter, de s’asseoir à côté de quelqu’un qui peut avoir besoin d’un mot, d’un contact, d’une attention, ne serait-ce qu’un instant. J’espère que ce film nous fera lever la tête de nos écrans, nous donnera envie d’aider les autres, chacun à sa façon, chacun avec ses moyens, comme on peut. Et surtout, que ce film ne soit pas perçu comme moralisateur, au contraire : qu’il touche le plus de cœurs !
Vous avez déjà tourné des clips, des courts-métrages, des pubs… Qu’est-ce que ça représente ce film dans votre travail ?
C’est le premier film que je réalise pour une association, je suis très heureuse que cela soit pour la Société de Saint-Vincent-de-Paul. et grâce à la confiance de l’agence Strike et l’accompagnement de la boîte de production Stink. J’ai l’impression d’avoir appris des choses, c’est bon signe… J‘adorerais réitérer l’expérience pour d’autres causes, d’autres associations !
« Notre CD a été "acteur" à travers notre camionnette. Nous sommes fiers de participer à la nouvelle campagne de communication, c’est aussi un moyen d’impliquer concrètement les membres des Conférences dans cette nouvelle démarche. Et puis, cette camionnette au cœur du tournage, c’est aussi l’illustration que c'est un outil nécessaire, du marketing sur quatre roues mais surtout la réponse à de vrais besoins. »
Michel Becker, président du Conseil départemental 67
« On incarnait des bénévoles, mais ils nous ont aussi posé des questions pour savoir s’ils collaient à la réalité. J’ai ainsi fait remarquer qu’une personne sans abri ne poserait pas son sac d’affaires trop loin. Je suis resté naturel par exemple avec l’actrice qui joue la dame âgée, j’espère que ça se voit à l’écran ! J’ai hâte de voir le film et je suis fier d’avoir participé. »
David Ozier, bénévole du Conseil départemental 93
La vidéo de la campagne