Jeunes bénévoles : des ressources pour passer à l’action

Livret pratique, formations, sessions nationales, séjours solidaires… La Société de Saint-Vincent-de-Paul renforce l’accompagnement des jeunes bénévoles. Azélie Leroux, chargée du réseau jeunes, présente les ressources conçues pour aider les équipes à naître, grandir et se renouveler.

 

Jeunes formation

Azélie Leroux, chargée du réseau jeunes

« Il ne faut pas craindre de se lancer »

  • Pourquoi publier un nouveau livret pour les jeunes ?  

  • Il s’agit d’une réac­tua­li­sa­tion de trois fasci­cules datant de plus de dix ans. Cette nouvelle édition rassemble des infor­ma­tions sur la créa­tion et l’ani­ma­tion de Confé­rences jeunes mais aussi sur la prise de respon­sa­bi­lité au sein des équipes. Ce travail a été lancé il y a plusieurs mois avec plusieurs jeunes et l’aide du pôle réseau du Conseil natio­nal de France (CNF). Les textes ont été relus par deux membres de la commis­sion en charge du réseau jeunes (CRJ).  

  • À qui s’adresse ce livret ? 

  • Il s’adresse aux respon­sables de Confé­rences jeunes : le bureau et tous les jeunes qui souhaitent prendre des respon­sa­bi­li­tés ou créer une Confé­rence. Il donne les clés les plus impor­tantes pour prendre en main une équipe, l’ai­der à gran­dir, propo­ser un temps spiri­tuel et défi­nir des respon­sa­bi­li­tés. Le livret est dispo­nible auprès de la Commis­sion en charge du réseau jeunes. La brochure est, elle, dispo­nible sur la boutique. 

  • Dites-nous quelques mots sur la forma­tion donnée en avril 2026 à Paris…  

  • Elle était desti­née aux respon­sables de Confé­rences jeunes déjà enga­gés ou souhai­tant le faire. Dans la même idée que le livret, il s’agis­sait de donner des outils pratiques pour accom­pa­gner une équipe. Pour cette première édition, une dizaine de jeunes de Niort (79), Dijon (21), Pier­re­fitte-sur-Seine (93) ou encore Besançon (25) étaient rassem­blés, avec des profils très diffé­rents. Les parti­ci­pants ont salué l’in­ter­ac­ti­vité et le fait de se retrou­ver entre béné­voles pour échan­ger sur des problé­ma­tiques qui les concernent. Nous recon­dui­rons cette forma­tion l’an­née prochaine.  

  • Quelles sont les prochaines actua­li­tés du réseau jeunes ? 

  • D’abord la session d’été du 26 au 31 juillet 2026, en Charente-Mari­time à Sainte-Gemme. On accueillera Monsei­gneur Pierre-Antoine Bozo, évêque coadju­teur de La Rochelle et Saintes pour un temps d’en­sei­gne­ment. En août, un petit groupe parti­ci­pera à la deuxième édition du séjour soli­daire à la voile, au départ de Saint-Malo.  Enfin, plus loin dans le temps, il y aura une session d’au­tomne et des dépla­ce­ments de la CRJ à Lille (septembre) et Marseille.  

  • Pourquoi les jeunes rejoignent-ils le réseau ?  

  • La société de Saint-Vincent-de-Paul est une œuvre extrê­me­ment belle dans laquelle s’en­ga­ger. C’est une mission qui donne du sens, qui apprend aussi l’hu­mi­lité et à gran­dir aux côtés des personnes qu’on accom­pagne. Certains jeunes sont rassem­blés dans des Confé­rences jeunes, d’autres dans des équipes inter­gé­né­ra­tion­nelles. Ce sont des très belles expé­riences de frater­nité, où ils peuvent aussi faire gran­dir leur foi. Et beau­coup d’entre eux disent rencon­trer une seconde famille dans ces Confé­rences. Pour des jeunes en quête de repères et de sens, l’en­ga­ge­ment à la Société de Saint-Vincent-de-Paul peut être un lieu extra­or­di­naire. On retrouve à la fois de la frater­nité, du service auprès des plus dému­nis et puis on rencontre des personnes extra­or­di­naires, tant dans les personnes qu’on accom­pagne que celles avec qui on est engagé.  

  • Comment prendre des respon­sa­bi­li­tés dans une équipe ?  

  • Il ne faut pas craindre de se lancer. C’est normal d’avoir un peu peur mais les aînés et les forma­teurs sont là pour accom­pa­gner les jeunes. Il ne faut pas se priver de se lancer dans une respon­sa­bi­lité ! Et puis, ce mélange entre géné­ra­tions donne aussi cette force de pouvoir faire gran­dir les uns et les autres dans l’échange de savoir-faire. 

Propos recueillis par Valé­rie-Anne Maitre, rédac­trice en chef 

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