L'action bénévole dans la zone Afrique

En Afrique, les équipes locales (Conférences) de la Société de Saint-Vincent-de-Paul œuvrent dans 43 pays. Deux modèles coexistent au service des plus fragiles : francophone (aide directe) et anglophone (développement structuré).

Une asso­cia­tion, des équipes sur le terrain

En Afrique, envi­ron 5 000 Confé­rences (équipes locales de béné­voles) sont présentes dans 43 pays regrou­pés dans la Confe­rence of Africa and Mada­gas­car (SCAN). Cette struc­ture régio­nale est char­gée de coor­don­ner les acti­vi­tés sur le conti­nent, faci­li­ter la colla­bo­ra­tion avec les Conseils natio­naux, orga­ni­ser les rencontres et les forma­tions et susci­ter des projets communs.

Si la Société de Saint-Vincent-de-Paul est une orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale unique, dans la pratique, on distingue une zone fran­co­phone (Répu­blique centra­fri­caine, Répu­blique démo­cra­tique du Congo, Séné­gal, Côte d’Ivoi­re…) et une zone anglo­phone (Nige­ria, Ghana, Kenya, Ouganda, Tanza­nie, Afrique du Sud…). Chacune d’elles est appuyée par les Conseils natio­naux de France et du Royaume-Uni, et diri­gée par un vice-président terri­to­rial inter­na­tio­nal du Conseil géné­ral inter­na­tio­nal (CGI).

La coor­di­na­tion géné­rale est bien réelle ; sans diffé­rence dans les méthodes de jume­lage, de soutien à projets, d’ur­gences huma­ni­taires ou de colla­bo­ra­tion avec la Famille vincen­tienne. Sur place, les béné­voles réalisent de nombreuses actions simi­laires aux actions en Europe, ils parti­cipent à des projets de déve­lop­pe­ment commu­nau­taire (petites acti­vi­tés écono­miques, aide à construc­tion de loge­ments, forma­tion profes­sion­nelle).

Deux zones, une même charité

Cepen­dant, cette double influence franco-anglo­phone révèle des nuances spéci­fiques entre l’une et l’autre. La zone fran­co­phone est carac­té­ri­sée par une orga­ni­sa­tion plus centra­li­sée, avec forte implan­ta­tion parois­siale. L’ac­tion est centrée sur l’aide directe aux vulné­rables et un soutien à projets locaux.

Dans la zone anglo­phone, l’or­ga­ni­sa­tion est décli­née en programmes sociaux struc­tu­rés. On met davan­tage l’ac­cent sur les programmes éduca­tifs de lutte contre la pauvreté, l’as­sis­tance et l’ac­cès aux soins médi­caux et au déve­lop­pe­ment écono­mique avec renfor­ce­ment de la soli­da­rité commu­nau­taire (projets agri­coles par exemple).

La Société de Saint-Vincent-de-Paul demeure un acteur impor­tant de la charité chré­tienne en Afrique. Grâce à l’en­ga­ge­ment des béné­voles et à la colla­bo­ra­tion avec l’Église locale, l’or­ga­ni­sa­tion conti­nue de répondre aux besoins des popu­la­tions les plus vulné­rables.

Michel Tacchi, membre,
et Pierre Niclot, anima­teur de la CSI

Dans le cadre des jumelages entre les équipes françaises avec leurs homologues étrangers, la Commission de solidarité internationale (CSI)de la Société de Saint-Vincent-de-Paul est le relais indispensable pour accompagner et renforcer leurs actions de charité. Elle les orientera vers les bons interlocuteurs en prenant les bons circuits financiers pour rendre l’action efficace auprès des familles.

CSI : Commission de solidarité internationale

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