L'équipe de bénévoles du Sénégal veulent se développer
Au Sénégal, les Vincentiens (bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul) accompagnent déjà de nombreuses familles malgré des moyens limités. Soutenue par l’Église et le Conseil Général International, cette jeune structure espère désormais se développer grâce à la formation, au jumelage et à la création de nouvelles Conférences. Par Marie Aufort et Michel Tacchi, bénévoles de la Commission de solidarité internationale
La Société de Saint-Vincent-de-Paul, née en 1997, est encore embryonnaire. Dépourvue de Conseils départementaux de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, elle s’appuie sur une communauté de 146 membres répartis sur six Conférences (équipes locales) actives (quatre en Casamance, une à Mbour et une à Dakar), dont deux seulement sont agrégées. Les visites aux personnes fragilisées par l’existence, aux malades, l’entraide alimentaire, matérielle et scolaire, l’accompagnement spirituel, le partage biblique dans les paroisses fondent l’essentiel des initiatives vincentiennes.
Le développement du réseau est confronté à quelques difficultés : éloignement géographique entre la Casamance et le reste du Sénégal, présence faible des catholiques (lire encadré), faiblesse des moyens disponibles ou encore une culture de l’assciation insuffisamment distillée.
Une équipe dynamique
La récente mission d’évaluation de la Commission de solidarité internationale sur place a permis de découvrir une équipe déterminée et active, soutenue par le Conseil Général International(CGI). Avec peu de moyens, les bénévoles accompagnent beaucoup de familles. Les jeunes des Conférences de Dakar et Mbour sont dynamiques et espèrent développer des relations amicales avec des Conférences de France.
Au Sénégal, l’Église, les congrégations et les Conférences avancent ensemble. Un atout précieux pour accompagner cette jeune structure, répondre à ses besoins de formation et soutenir ses projets. Ainsi l’équipe envisage la construction d’un siège national en Casamance, l’achat d’un véhicule pour améliorer les liaisons et essaimer de nouvelles Conférences, mais aussi le parrainage d’enfants et la création de jumelage entre la France et le Sénégal.
En savoir +
Au Sénégal, les catholiques sont une minorité (4% de la population) quand l’islam est largement dominant. Ils s’investissent dans le dialogue interreligieux, le renforcement des liens entre les différentes confessions religieuses, l’action sociale, la santé, l’éducation, la promotion de la paix et de l’harmonie entre tous. L’archidiocèse de Dakar, érigé par le pape Pie XII en 1955, fort de 47 paroisses, est l’une des principales structures de l’Église catholique du pays dirigée par Mgr André Gueye, archevêque de Dakar.