Une journée sur la Loire à bord des Bateaux Sourire

Dimanche 21 juin, une cinquantaine de personnes accompagnées et des bénévoles d’Orléans ont embarqué pour une journée festive sur la Loire à bord de deux beaux bateaux en bois. Au programme : découverte de la faune et de la flore, pique-nique, chants et franches rigolades. On vous emmène ?

Par Marianne Aubry-Lecomte, pigiste

11h

Le rendez-vous est donné à l’em­bar­ca­dère des « Passeurs de Loire », à quelques kilo­mètres de Château­neuf-sur-Loire. Les voitures arrivent les unes après les autres, bien remplies : chacun a trouvé sa place grâce à l’or­ga­ni­sa­tion des béné­voles. Sous le soleil brûlant de ce premier jour d’été, tous attendent avec impa­tience le départ et la fraî­cheur de la Loire.


 

11h30

La Grande Aigrette et L’Au­bé­pine larguent les amarres avec près d’une cinquan­taine de parti­ci­pants. « Nous sommes heureux d’avoir enfin réussi à orga­ni­ser cette sortie », s’en­thou­siasme Hélène, prési­dente du Conseil dépar­te­men­tal du Loiret (45). Depuis le début de l’an­née, les personnes accom­pa­gnées n’avaient pas eu l’oc­ca­sion de se retrou­ver pour une jour­née comme celle-ci. Une sortie rendue possible grâce au don d’un homme qui a reversé à l’as­so­cia­tion une partie de l’hé­ri­tage de sa mère, ancienne béné­vole.

12h15

Sur les deux bateaux, les regards scrutent les berges tandis que les capi­taines partagent, avec passion, leurs connais­sances sur la Loire, sa faune et sa flore. « Un balbu­zard pêcheur à tribord ! » Aussi­tôt, les jumelles passent de main en main. Jean-Philippe, le capi­taine, explique alors l’im­pres­sion­nante tech­nique de pêche en piqué du rapace. Personne ne veut manquer le spec­tacle.

13h

« J’ai l’im­pres­sion d’être au bout du monde  », s’ex­clame un parti­ci­pant. Cette croi­sière a des airs de vacances. Le calme de la Loire, sa fraî­cheur et l’ab­sence de toute agita­tion invitent à la décon­nexion. Certains immor­ta­lisent l’ins­tant avec quelques photos ou selfies. Rebecca, qui anime un atelier d’écri­ture au Café Sourire d’Or­léans, couche ses impres­sions de voyage sur le papier.

13h30

Il est temps de passer à table. Les deux bateaux s’amarrent bord à bord et se trans­forment en salle à manger flot­tante. Tréteaux, bancs et tables sont instal­lés, tandis que les assiettes, les verres et les plateaux-repas passent de main en main. Au menu : entrées, viande ou pois­son, fromage et tarte aux abri­cots ou aux prunes. Un vrai festin ! Même ceux qui appré­hen­daient de monter à bord semblent désor­mais parfai­te­ment déten­dus.

14h15

Profi­tant du fait que les deux bateaux sont encore amar­rés côte à côte, Hélène entonne Les Copains d’abord. Très vite, les voix se joignent à la sienne. Grâce au livret préparé pour l’oc­ca­sion, chacun reprend les paroles en chœur.

14h30

Le déjeu­ner terminé, la croi­sière reprend son cours. Certains ferment les yeux quelques instants, bercés par le clapo­tis de la Loire, tandis que d’autres prolongent les discus­sions autour d’un café. Tous fréquentent le Café Sourire d’Or­léans. « Aujour­d’hui, ce n’est plus le Café, c’est le bateau Sourire ! », plai­sante l’un des parti­ci­pants.


 

14h45

Sur le chemin du retour, les capi­taines partagent encore quelques anec­dotes sur la Loire et sa biodi­ver­sité, tandis que chacun profite une dernière fois de la fraî­cheur du fleuve. On prend le temps d’ad­mi­rer les oiseaux, de discu­ter ou simple­ment de savou­rer le silence.

15h15

La balade touche à sa fin. De retour à l’em­bar­ca­dère, les sourires en disent long sur le plai­sir partagé. Avant de rentrer chez elle, Hélène fait un détour pour aller saluer une béné­vole qui n’avait pas pu parti­ci­per en raison de la chaleur. Une jolie façon de prolon­ger encore un peu cette jour­née de partage.

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