Dilexi Te : 10 clés de lecture - Partie 7

La Société de Saint-Vincent-de-Paul lance une série d’articles pour revisiter l’exhortation Dilexi Te du pape Léon XIV. Dans cette partie 7, un salarié de l'équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul commente les paragraphes 59 – 72 : libération et éducation.

La Société de Saint-Vincent-de-Paul lance une série d’ar­ticles pour revi­si­ter l’ex­hor­ta­tion Dilexi Te du pape Léon XIV. Dans cette partie 7, un sala­rié de l’équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul commente les para­graphes 59 – 72 : libé­ra­tion et éduca­tion.

La véri­table richesse naît de l’amour

Libé­rer les oppri­més

Servir et éduquer les pauvres, chemin de libé­ra­tion au cœur de la mission vincen­tienne [inspi­rée par saint Vincent de Paul]. « L’Es­prit du Seigneur est sur moi… pour porter la bonne nouvelle aux pauvres » (Lc 4,18).
Depuis les débuts de l’Église, la libé­ra­tion des oppri­més est le signe du Royaume de Dieu. Jésus, en se faisant pauvre et proche des exclus, a révélé que la véri­table richesse naît de l’amour offert et du service désin­té­ressé. Des siècles durant, des témoins comme les Trini­taires, les Fran­cis­cains ou les Clarisses ont fait de leur pauvreté un chemin de don total. À leur suite, saint Vincent de Paul et Frédé­ric Ozanam ont compris que servir les pauvres, c’est servir le Christ lui-même :
 « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait  » (Mt 25,40).

 

La pauvreté évan­gé­lique, liberté inté­rieure

Pour les béné­voles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, cette voca­tion demeure vivante. Il ne s’agit pas seule­ment d’ai­der maté­riel­le­ment, mais de se rendre proche, d’en­trer dans la souf­france, l’es­pé­rance et aussi l’ap­pren­tis­sage de ceux qui peinent. Car la charité vincen­tienne est aussi éduca­tive. « On ne peut ensei­gner sans aimer  » (Pape François). Dans une visite, une conver­sa­tion, un accom­pa­gne­ment, le béné­vole aide à comprendre, à se rele­ver, à croire à nouveau en sa dignité. Chaque atten­tion donnée, chaque démarche expliquée, chaque parole qui éclaire devient un acte de justice et un geste d’amour.


La pauvreté évan­gé­lique devient alors une liberté inté­rieure : en nous décen­trant de nos juge­ments et de nos certi­tudes, nous lais­sons place à la rencontre vraie. Nous deve­nons signes du Christ libé­ra­teur, marchant avec l’autre pour qu’il découvre sa propre valeur. La mission vincen­tienne ne consiste pas seule­ment à soula­ger la misère, mais à éveiller des forces, à ouvrir un avenir, à parti­ci­per à la libé­ra­tion que Dieu veut pour tous.
Là où un béné­vole se met au service, là où un cœur se relève, là où une lumière s’al­lume, le Royaume gran­dit déjà.

Pour aller plus loin…

Relire la partie 6

Voici deux ques­­tions qui pour­­ront guider votre lecture :     
1. En lisant ce commen­­taire d’un extrait de Dilexi Te, est-ce que je recon­­nais un lien avec ma mission à la Société de Saint-Vincent-de-Paul ?     
2. Ce passage me pousse-t-il à aller encore plus loin dans l’amour et le service des plus pauvres ? Comment ? 

Pour réagir et commen­ter, rendez-vous sur le réseau Ozanam (connexion au réseau néces­saire, réservé aux béné­voles).

Groupe Dilexi Te

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