L'été, la fraternité ne prend pas de vacances

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Quand les vacances arrivent, les équipes de la Société de Saint-Vincent-de-Paul ne ralen­tissent pas. Au contraire. Partout en France, les béné­voles conti­nuent d’in­ven­ter des occa­sions de se retrou­ver, de sortir de l’iso­le­ment ou de vivre simple­ment de beaux moments ensemble. Séjours pour les jeunes, sorties d’une jour­née ou mobi­li­sa­tion lors du Tour de France : la frater­nité se vit aussi en été.

Une jour­née pour souf­fler

Pour de nombreuses personnes accom­pa­gnées par la Société de Saint-Vincent-de-Paul, les vacances sont l’oc­ca­sion de vivre une expé­rience qu’elles n’au­raient pas connue autre­ment. Les sorties et visites orga­ni­sées par les équipes locales (Confé­rences) mêlent décou­verte, vie collec­tive et moments de partage.

Il n’est pas néces­saire de partir loin ou long­temps pour faire du bien. À Lille (Nord), les équipes ont proposé une sortie à Dunkerque tandis qu’en région pari­sienne, c’est l’équipe de Rueil-Malmai­son (Hauts-de-Seine) qui a orga­nisé une jour­née à Honfleur. 

Du côté d’Or­léans (Loiret), grâce à la géné­ro­sité d’un dona­teur, l’équipe locale a emmené une ving­taine de personnes pour une jour­née inou­bliable sur la Loire. Un moment convi­vial et chaleu­reux qui créé de beaux souve­nirs ! 

 

Acti­vi­tés nautiques, jeux, temps convi­viaux : quelques jours pour respi­rer, prendre confiance et créer des liens durables. Dans le Morbi­han, des sorties en bateau sont propo­sées aux personnes isolées, en parte­na­riat avec l’as­so­cia­tion Cap Vrai. « Nous avons même vu des dauphins tout près du bateau, témoigne Gaël, l’un des béné­voles de l’équipe. Les personnes accom­pa­gnées étaient émer­veillées. Pour elles, cette jour­née c’est une bulle d’oxy­gène qui leur permet d’ou­blier, le temps d’une sortie, les diffi­cul­tés du quoti­dien. » Au fil de l’eau, chacun trouve sa place, découvre les autres et repart avec des souve­nirs qui dépassent large­ment le simple cadre des vacances.

 

 

Quand le Tour de France devient une fête

Cet été, la soli­da­rité s’est égale­ment invi­tée sur les routes du Tour de France. À Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), le Café Sourire a profité du passage des coureurs et de la cara­vane pour ouvrir large­ment ses portes. Habi­tants, béné­voles, personnes accueillies et visi­teurs se sont retrou­vés autour d’un café, d’une bois­son fraîche et d’un moment d’échange. L’évé­ne­ment spor­tif est ainsi devenu un prétexte à la rencontre, fidèle à la voca­tion des Cafés Sourire : créer des espaces où chacun peut entrer, discu­ter et reprendre confiance.

Une session d’été pour les jeunes

Comme chaque année, les jeunes du réseau de la Société de Saint-Vincent-de-Paul ont orga­nisé leur tradi­tion­nelle session d’été. Rassem­blés à Sainte-Gemme (Charente-Mari­time), ils ont pris le temps de se ressour­cer, de prier et d’échan­ger ! Entre concours de gâteaux, débats et rencontre avec Mgr Pierre-Antoine Bozo (évêque coadju­teur de La Rochelle et Saintes), la semaine a été intense. « Je repars de cette session d’été avec une autre façon de voir la vie, et surtout avec l’amour du Christ, raconte Carole qui parti­ci­pait pour la première fois. J’ai compris qu’il ne fallait pas oublier de se tour­ner vers lui, notam­ment dans les moments diffi­ciles. Je repars aussi avec cette atten­tion portée aux autres. Comme nous l’a dit le père Alexis [accom­pa­gna­teur spiri­tuel du groupe], un simple sourire peut illu­mi­ner la jour­née de quelqu’un. Tout cela me donne envie de deve­nir béné­vole à mon tour. »

 

 

A la fin du mois d’août, un groupe de jeunes parti­ci­pera à une sortie en mer. Quelques jours avec l’as­so­cia­tion Cap Vrai pour se fami­lia­ri­ser avec le monde marin et nouer des liens pour l’an­née à venir. 

Ces initia­tives, diffé­rentes dans leur forme, racontent la même chose : la frater­nité ne s’in­ter­rompt pas pendant les vacances. Partout en France, les béné­voles pour­suivent leur enga­ge­ment en créant des occa­sions de rencontre, d’éva­sion et de partage. Parce qu’un séjour, une prome­nade ou un café partagé peuvent parfois chan­ger bien plus qu’une jour­née.