Une association alimentaire engagée

Une asso­cia­tion enga­gée dans l’aide alimen­taire

La Société de Saint-Vincent-de-Paul compte parmi les asso­­cia­­tions de France les plus enga­­gées dans l’aide alimen­­taire. Depuis 1833, les béné­voles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul agissent quoti­dien­ne­ment, animés par des valeurs de soli­da­rité, pour venir en aide aux personnes fragiles et vulné­rables sur tout le terri­toire français. La Société de Saint-Vincent-de-Paul se posi­­tionne ainsi comme une asso­­cia­­tion alimen­­taire enga­­gée.

Le besoin d’aide alimen­taire en France

L’aide alimen­­taire vient répondre à un large problème d’accès à l’ali­men­ta­tion en France, que les béné­­voles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul observent dans chacune de leurs missions.

Des popu­la­tions fragiles, en proie à la préca­rité alimen­taire

En France, de nombreuses personnes vivent dans une préca­rité alimen­taire persis­tante. Cette réalité touche parti­cu­liè­re­ment :

  • les personnes à faible revenu ;
  • les chômeurs et travailleurs précaires ;
  • les familles mono­pa­ren­tales et nombreuses ;
  • les étudiants et les retrai­tés aux ressources limi­tées.

Ainsi, envi­ron 9,3 millions de personnes, soit 15 % de la popu­la­tion française, vivent sous le seuil de pauvreté. Face aux contraintes écono­miques, l’ali­men­ta­tion est souvent le premier poste de dépense réduit, car plus faci­le­ment modu­lable, entraî­nant des risques d’in­sé­cu­rité alimen­taire.

L’im­pact gran­dis­sant de la préca­rité

La crise sani­taire de 2020 a exacerbé les problèmes écono­miques déjà exis­tants, avec la destruc­tion de 360 000 emplois dans le secteur privé et un recours accru aux emplois précaires (inté­rim, temps partiel…). Entre 2019 et 2020, le nombre de béné­fi­ciaires du RSA a augmenté de 7,5 %, attei­gnant plus de 2 millions de foyers concer­nés.

Le niveau de vie des étudiants a lui aussi été impacté. Ceux qui exerçaient en paral­­lèle une acti­­vité profes­­sion­­nelle ont par exemple perdu 274 €/mois en moyenne en 2020. Là encore, cela est dû à la réduc­­tion ou à la cessa­­tion de leurs contrats de travail.

Cette préca­­rité gran­­dis­­sante a donc aggravé la préca­­rité déjà exis­­tante et a accru le besoin d’aide alimen­­taire asso­­cia­­tive. Si 5 à 7 millions de personnes avaient recours au soutien alimen­­taire avant la crise, ce chiffre est désor­­mais porté à 8 millions. La présence des actions des asso­­cia­­tions alimen­­taires est cruciale.

 

Les risques de l’in­­sé­­cu­­rité alimen­­taire

Nos béné­­voles observent égale­­ment lors de leurs missions le double risque que présentent la préca­­rité et l’in­­sé­­cu­­rité alimen­­taire pour ceux qui y sont confron­­tés.

Les troubles de santé engen­drés par la préca­rité alimen­taire

La préca­rité alimen­taire génère des risques majeurs à la fois physiques et psycho­lo­giques. À court terme, elle provoque des carences nutri­tion­nelles, des troubles de la forme physique et une grande détresse psycho­lo­gique liée à la faim constante.

Sur le long terme, cette situa­tion peut déclen­cher des patho­lo­gies telles que le diabète ou le choles­té­rol élevé, mettant grave­ment en danger la santé publique

Les risques sociaux de l’in­sé­cu­rité alimen­taire

En France, parta­ger un repas est souvent un moment central de la vie sociale. Être privé d’ali­men­ta­tion régu­lière accen­tue non seule­ment l’iso­le­ment social, mais renforce égale­ment un senti­ment de honte et d’ex­clu­sion. 

Ainsi, l’in­sé­cu­rité alimen­taire se double d’une détresse sociale et psycho­lo­gique qui éloigne les indi­vi­dus du reste de la société.

La Société de Saint-Vincent-de-Paul, une asso­cia­tion d’aide alimen­taire

La Société de Saint-Vincent-de-Paul se mobi­lise acti­ve­ment pour appor­ter une réponse effi­cace à cette préca­rité alimen­taire, grâce à ses béné­voles impliqués dans la collecte et la distri­bu­tion alimen­taire.

La collecte alimen­­taire : un réseau soli­daire et effi­cace

C’est essen­­tiel­­le­­ment à travers la Banque alimen­­taire que la Société de Saint-Vincent-de-Paul agit pour collec­­ter des vivres. Elle a tout d’abord parti­­cipé, avec plusieurs asso­­cia­­tions cari­­ta­­tives, à sa créa­­tion en France en 1984. Depuis, elle a conti­­nué d’en être un acteur et un contri­­bu­­teur majeur à travers les actions de ses béné­­voles, et la banque alimen­­taire gran­­dit chaque année en impor­­tance. 

La Société de Saint-Vincent-de-Paul parti­cipe acti­ve­ment à la grande collecte annuelle de la Banque alimen­taire orga­ni­sée chaque dernier week-end de novembre dans les grandes surfaces. Grâce à la géné­ro­sité du public, des tonnes de denrées alimen­taires non péris­sables (produits secs, conserves) sont récol­tées chaque année. En 2020, ce sont plus de 23 millions de repas qui ont été prépa­­rés pour lutter contre la faim des personnes en situa­­tion de préca­­rité.

Depuis la loi anti-gaspillage alimen­taire de 2016, la Société de Saint-Vincent-de-Paul colla­bore égale­ment avec la grande distri­bu­tion pour récu­pé­rer les inven­dus alimen­taires encore consom­mables, renforçant aussi son effi­ca­cité envi­ron­ne­men­tale. Enfin, nos béné­­voles s’oc­­cupent des acti­­vi­­tés logis­­tiques qui permettent l’en­­tre­­pôt et le stockage des produits alimen­­taires collec­­tés, avant leur répar­­ti­­tion sur le terri­­toire.

Distri­bu­tion alimen­taire : proxi­mité et huma­nité

La distri­bu­tion alimen­taire par la Société de Saint-Vincent-de-Paul est variée et adap­tée aux besoins locaux :

L’aide n’est jamais canton­­née au domaine alimen­­taire. Lors de la distri­­bu­­tion, un échange humain est mis en place entre béné­­voles et béné­­fi­­ciaires de l’aide alimen­­taire et même les plus exclus peuvent s’y sentir écou­­tés, sans juge­­ment. L’aide aux plus dému­­nis est égale­­ment une voie vers la réin­­ser­­tion des personnes isolées !

Par exemple, la Confé­­rence des jeunes de Toulouse a mis en place une épice­­rie soli­­daire permet­­tant aux étudiants de venir se four­­nir en colis alimen­­taire gratui­­te­­ment. Ils peuvent se rendre dans les locaux de l’as­­so­­cia­­tion pour y faire leurs courses et leur venue est l’oc­­ca­­sion de discus­­sions convi­­viales entre jeunes. Elle leur permet ainsi de se restau­­rer, de profi­­ter de produits de première néces­­sité et de produits d’hy­­giène de qualité sans se ruiner.

Comment soute­nir l’ac­tion alimen­taire de la SSVP ?

Vous pouvez renfor­cer l’im­pact des actions menées par la Société de Saint-Vincent-de-Paul :

  • en deve­nant béné­vole au sein des équipes locales pour collec­ter ou distri­buer des denrées alimen­taires ;
  • en faisant un don finan­cier, ponc­tuel ou régu­lier, déduc­tible fisca­le­ment jusqu’à 75 % ;
  • en parti­ci­pant aux grandes collectes annuelles dans les super­mar­chés et commerces parte­naires.

La Société de Saint-Vincent-de-Paul contri­bue quoti­dien­ne­ment à garan­tir à chacun un accès à une alimen­ta­tion suffi­sante et équi­li­brée, ainsi qu’un accom­pa­gne­ment humain essen­tiel à la dignité de tous.