Dilexi Te : 10 clés de lecture - Partie 9
La Société de Saint-Vincent-de-Paul lance une série d’articles pour revisiter l’exhortation Dilexi Te du pape Léon XIV. Cette semaine c'est Catherine, salariée de l'équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul commente la partie 9 (paragraphes 82 – 102) : la doctrine sociale
La Société de Saint-Vincent-de-Paul lance une série d’articles pour revisiter l’exhortation Dilexi Te du pape Léon XIV. Cette semaine c’est Catherine, salariée de l’équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul commente la partie 9 (paragraphes 82 – 102) : la doctrine sociale
.Des chrétiens confrontés aux réalités de leur siècle
Au XIXe siècle, l’élaboration de la Doctrine sociale de l’Église aurait été inimaginable sans la contribution de laïcs chrétiens engagés et confrontés aux réalités de leur époque. Aujourd’hui l’interaction entre les baptisés et les institutions s’avère toujours nécessaire pour mieux cerner les enjeux du XXIe siècle.
Une histoire qui continue
Depuis le pape Léon XIII, les papes ont rappelé le lien intrinsèque qui unit l’Église et les pauvres. En 1964, lors de l’ouverture de la 2e session du concile Vatican II, le pape Paul VI rappelle que le pauvre est le représentant du Christ. Cette révélation du Christ dans les pauvres n’aura de cesse d’être rappelée et saint Jean-Paul II mettra en avant l’option préférentielle pour les pauvres : « Une forme spéciale de primauté dans l’exercice de la charité chrétienne » (87). Plus tard, le pape François dénoncera les structures de péché qui créent pauvretés et inégalités. Et aujourd’hui, le pape Léon XIV nous invite à continuer de dénoncer ces inégalités.
Lutter contre les structures de péché
Dans l’encyclique Dilexit nos (24 octobre 2024), le pape François rappelait que le péché social prend forme comme structure de péché lorsque dans la société, il devient normal d’ignorer les pauvres et de vivre comme s’ils n’existaient pas. Les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul agissent à l’inverse.
Je m’arrêterai particulièrement sur le n° 96 de l’exhortation, sur la question des lieux et des espaces de vie. « Comme elles sont belles les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents (…) comme elles sont belles les villes qui sont remplies d’espaces qui regroupent, mettent en relation et favorisent la reconnaissance de l’autre. » Nous pourrions traduire cela en écrivant : comme elles sont belles les villes où fleurissent les Cafés Sourire, où des bénévoles rendent visitent aux personnes isolées et où le soir lors des maraudes le café réchauffe les cœurs.
« Il incombe à tous les membres du Peuple de Dieu de faire entendre, même de différentes manières, une voix qui réveille, qui dénonce, qui s’expose même au risque de passer pour des idiots. » La foi appelle une action sociale concrète de la part des chrétiens et par la force de l’exemple, nous avons le pouvoir de participer à la transformation de la société, à la construction du Royaume de Dieu.
Saint Vincent-de-Paul a créée des structures d’accueil qui étaient inexistantes à son époque, il a innové. Frédéric Ozanam a tenté de faire vivre la Doctrine sociale de l’Église dans le monde politique du XIXe siècle. À nous de continuer à innover.
Pour aller plus loin…
Voici deux questions qui pourront guider votre lecture :
1. En lisant ce commentaire d’un extrait de Dilexi Te, est-ce que je reconnais un lien avec ma mission à la Société de Saint-Vincent-de-Paul ?
2. Ce passage me pousse-t-il à aller encore plus loin dans l’amour et le service des plus pauvres ? Comment ?
Pour réagir et commenter, rendez-vous sur le réseau Ozanam (connexion au réseau nécessaire, réservé aux bénévoles).