3 octobre 2026 : venez goûter « à la joie du bénévolat ! »
À Soisy-Andilly, les bénévoles réalisent le rêve de Valentin : retourner à Lourdes
À Soisy-Andilly (Val-d’Oise), une vingtaine de bénévoles font vivre l’équipe locale. Boutique solidaire, aide alimentaire, actions auprès des étudiants ou des personnes âgées… Cet été, ils ont permis à Valentin, 27 ans, de partir en pèlerinage à Lourdes. Témoignage.
Aider les jeunes et les personnes âgées
« Notre Conférence de Soisy-Andilly compte une vingtaine de bénévoles, dont sept ou huit très actifs. Notre principale activité, c’est la boutique solidaire, installée dans des locaux paroissiaux. Nous récupérons et trions des vêtements avant de les vendre. Les recettes nous permettent de financer des paniers alimentaires, de régler certaines factures, mais aussi de participer à l’aide internationale grâce à notre jumelage avec une équipe de Madagascar.
Nous essayons aussi d’être présents auprès des jeunes et des personnes âgées. Nous avons aidé des jeunes à partir au Frat’ (pèlerinage des adolescents de région parisienne) et même aux JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse). Nous distribuons des colis alimentaires dans une résidence étudiante voisine de l’université de Cergy. J’aimerais d’ailleurs que nous puissions faire davantage pour les jeunes et les étudiants.
Nous accompagnons également des parents d’enfants hospitalisés, notamment des enfants atteints d’un cancer. Ces familles viennent parfois de loin, voire de l’étranger. Nous leur apportons des colis alimentaires, des vêtements ou des bons pour se restaurer.
Avec la Ville et le CCAS, nous organisons aussi des actions pour les personnes âgées. Deux fois par an, nous proposons une croisière sur l’Oise aux résidents de trois Ehpad. Et, avec le CCAS d’une ville voisine, une projection de film est organisée chaque mois.
La rencontre avec Valentin
Valentin a 27 ans. Il est en situation de handicap, il est en fauteuil, il a besoin d’aide pour s’habiller ou faire sa toilette. Il vit avec ses parents. Sa maman, Maria, est devenue bénévole chez nous il y a quelques mois. Elle était venue à la boutique, elle a vu que nous recherchions des bénévoles et elle s’est proposée.
Un jour, j’ai vu arriver Maria et Valentin à la boutique. Nous avons appris que son grand souhait était de retourner en pèlerinage à Lourdes, c’est un moment qu’il apprécie. J’ai été brancardier pendant de nombreuses années, je comprends ce ressenti ! J’en ai parlé en réunion avec les autres bénévoles de l’équipe et nous avons décidé de financer son séjour, soit environ 400 euros.
Il fallait ensuite faire vite pour l’inscrire au pèlerinage de l’Assomption, le 15 août. J’ai téléphoné et voilà : Valentin était inscrit !
Quelques jours plus tard, je l’ai aperçu à la messe. Pour moi, c’était un signe ! À la fin de la célébration, je suis allé le présenter à l’assemblée. J’ai expliqué qu’il partirait à Lourdes et qu’il y représenterait à la fois notre paroisse et notre Conférence.
Une rencontre qui ouvre un chemin
À Lourdes, tout s’est bien passé. Valentin a été pris en charge par une équipe de jeunes. Nous avons été surpris par leur enthousiasme ! Nous avons reçu des photos qui nous ont permis de découvrir son bonheur et ce qu’il avait vécu. Valentin a des difficultés d’élocution, mais sa famille nous a raconté son pèlerinage. On sentait dans ces images que la joie et l’engagement des jeunes n’étaient pas feints.
C’était la première fois que nous financions un pèlerinage. Nous avions déjà aidé des jeunes à partir, mais cette expérience avec Valentin est différente. Je pense qu’elle va changer quelque chose dans notre Conférence. Elle nous ouvre à l’accompagnement des personnes en situation de handicap.
Jusque-là, nous étions très tournés vers les personnes que le CCAS nous adressait. Mais cela ne suffit pas. Cette fois, Valentin a été mis sur notre route. Et, comme le Bon Samaritain, nous nous sommes arrêtés pour l’aider.
Nous allons reparler de cette expérience lors de notre prochaine réunion. Pour moi, cette action est profondément vincentienne (façon d’agir de la Société de Saint-Vincent-de-Paul). Parce qu’elle consiste à venir en aide à quelqu’un qui en a besoin, bien sûr. Mais aussi parce qu’il fallait simplement l’aider. C’est aussi simple que cela. »
Dominique Grandpierre, président de l’équipe locale (Conférence) de Soisy-Andilly