Contre le froid, les bénévoles dans la rue, au plus près des plus fragiles

une maraude à Paris

Alors que le ther­mo­mètre chute, les béné­voles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul se mobi­lisent parti­cu­liè­re­ment pour venir en aide aux personnes de la rue.

Aller à la rencontre des gens de la rue

Il y a la neige, le verglas, le vent froid, la nuit qui tombe… La première semaine de janvier 2026 est marquée en France par une forte baisse des tempé­ra­tures sur une grande partie du terri­toire. Autant de facteurs qui rendent la situa­tion diffi­cile voire dange­reuse pour les personnes qui vivent dans la rue. Si les collec­ti­vi­tés restent atten­tives et ouvrent des lieux d’ac­cueil ou d’hé­ber­ge­ments supplé­men­taires, les asso­cia­tions sont aussi large­ment mobi­li­sées, en parti­cu­lier la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Grâce au travail de fond réalisé toute l’an­née avec d’autres struc­tures, les béné­voles peuvent réagir rapi­de­ment pour appor­ter de l’aide : solli­ci­ter le 115, orien­ter les personnes vers des lieux d’ac­cueil ou encore réali­ser des maraudes (tour­nées de rue) pour aller à la rencontre des personnes sans abri.

Equipe de maraudeurs à Paris
Mauraude à Paris avec la Société de Saint-Vincent-de-Paul

 

Brest : la Halte étend ses horaires

Ainsi à Brest (Finis­tère), la Halte Accueil Frédé­ric-Ozanam (Asso­cia­tion spécia­li­sée liée à la Société de Saint-Vincent-de-Paul) a modi­fié ses horaires d’ou­ver­ture depuis le 25 décembre 2025. « C’est le seul accueil de jour ouvert les week-end et jours fériés, précise sa prési­dente, Béné­dicte Kerda­vid. En ajus­tant nos horaires, nous faisons le relais avec ceux du gymnase ouvert par la ville pour les sans-abri. » Afin d’ac­cueillir plus large­ment, la Halte ouvre aussi plus tôt le matin. Ces dispo­si­tions d’ur­gence sont rendues possibles « par la grande dispo­ni­bi­lité des béné­voles, souligne-t-elle. D’au­tant que nous étions ouverts pour Noël et le premier de l’an. »

Décou­vrir la Halte à Brest

Lyon : sillon­ner les rues à la rencontre des sans abri

Dans le Rhône (69), les béné­voles lyon­nais n’at­tendent pas que les tempé­ra­tures chutent pour se mobi­li­ser. Les maraudes hebdo­ma­daires visent à rencon­trer les personnes isolées – parti­cu­liè­re­ment des mineurs – partout dans la ville. « Nous distri­buons des bois­sons chaudes et des biscuits, mais surtout des sourires, de la bonne humeur et du temps pour discu­ter ! » témoigne l’un d’eux. En décembre, ils ont béné­fi­cié de l’aide de lycéens qui ont collecté des vête­ments, des ther­mos et des bouillottes. Le résul­tat de leur collecte a été offert à de jeunes migrants instal­lés dans un parc muni­ci­pal.

maraude à lyon
Maraude à Lyon.

Calais : un café et un sourire pour réchauf­fer les cœurs

Dans le Nord, l’équipe de la ville de Calais ouvre son local aux personnes sans domi­cile, rue de la Tanne­rie les lundis après-midi et vendre­dis matin. En plus du petit déjeu­ner, c’est aussi l’oc­ca­sion pour les béné­voles de prendre le temps de discu­ter avec les accueillis indique Denis, président de l’équipe (Lire l’ar­ticle dans La Voix du Nord). 

Auxerre: d’avan­tage de maraudes

Du côté d’Auxerre (Yonne), l’équipe locale de béné­voles a renforcé les maraudes en assu­rant plus de visite grâce à un inves­tis­se­ment de plusieurs béné­voles. « Lors de ces maraudes nous servons une vraie soupe plutôt qu’un produit en boîte. Nous avons aussi ouvert notre local pour rece­voir des personnes et offrir un repas chaud.  » précise Brigitte Jannot-Belissent, prési­dente de l’équipe.

 En maraude à Paris avec Vanessa

 

Chartres: un accueil pour « les amis de la rue »

Tout au long du mois de décembre mais aussi en janvier, les béné­voles de l’équipe de Chartres (Eure-et-Loir) accueillent les personnes de la rue pour un déjeu­ner partagé le dimanche près de la cathé­drale. Une action complé­men­taire de l’ac­cueil habi­tuel­le­ment réalisé dans un local dédié et ouvert la jour­née. C’est aussi dans cet espace qu’ils proposent à ceux qui vivent dans la rue des tentes, des réchauds ou encore des articles de toilettes ainsi que des denrées alimen­taires. 

Un café avec… Patrick, béné­vole à Chartres

 

Besançon : le sourire des marau­deurs

Dans le Doubs, la ville de Besançon est restée plusieurs jours en vigi­lance jaune « grand froid ». Des condi­tions clima­tiques très dures pour les sans abri de la cité horlo­gère. Les béné­voles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul sont parti­cu­liè­re­ment atten­tifs lors des maraudes du mercredi et du samedi. Ils distri­buent des bois­sons chaudes et des vête­ments aux personnes rencon­trées lors de la tour­née. « J’ai le sourire quand je les vois arri­ver. » témoigne Yannick au micro de la radio Ici Besançon (France Bleu). 

Comment aider les personnes de la rue?

Ne restez pas indif­fé­rent face à une personne isolée et fragile. Prenez un moment pour lui parler en commençant par vous présen­ter puis propo­sez votre aide. Cette personne a-t-elle besoin d’une bois­son chaude, de quoi faire un repas ? Pouvez-vous lui offrir une couver­ture, des gants, une écharpe ? 

En cas de détresse, n’hé­si­tez pas à donner l’alerte en compo­sant le 115 ou les numé­ros d’ur­gence. 

Face au froid SSVP