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Bénévoles et personnes rencontrées : à nous de jouer !

Maison des familles-10

Le jeu pour accompagner les plus fragiles

Partager un Scrabble avec une personne âgée, proposer une partie de corde à sauter ou de petits chevaux à des enfants en difficulté et à leurs parents, ou encore partager une activité ludique avec un groupe qui rassemble bénévoles et personnes en précarité pour leur permettre de mieux se connaître et d’aller plus loin ensemble…

Souvent réduit dans les esprits à une activité récréative pour enfants, le jeu est pourtant doté d’un grand nombre d’atouts, notamment dans l’accompagnement des personnes les plus fragiles. Parenthèse de légèreté dans un quotidien pesant, le jeu met tout le monde sur un pied d’égalité. Il est aussi l’occasion d’évacuer les tensions, d’entrer en relation dans un cadre détendu, de manifester ses talents, de reprendre confiance en soi, ou encore de se livrer au détour d’une partie.

Des jeux à deux ou en groupe pour favoriser le lien

Notre dossier donne la parole à tous ceux qui font l’expérience du jeu dans des domaines aussi variés que l’accompagnement de jeunes autistes, la lutte contre la solitude, l’accueil de familles en précarité, ou encore l’engagement auprès des réfugiés.

Ainsi, la Conférence Saint-Vincent-de-Paul Jeunes de Saint-Pierre-de-Montrouge organise trois fois par an un loto pour les personnes âgées isolées du quartier. Un événement très couru ! Les bénévoles de la SSVP qui visitent des personnes seules à domicile seront sans doute intéressés par le jeu de carte « 2 minutes ensemble » mis au point par une Conseillère Familiale et Conjugale pour favoriser le lien intergénérationnel.

Tous sur un pied d’égalité

Ozanam Magazine donne aussi la parole à un passionné de jeux et de relations humaines : Pascal Deru, fondateur d’un magasin destiné au jeu à Bruxelles, concepteur de plusieurs jeux, auteur et conférencier, témoigne de sa « foi dans le jeu », en particulier dans la relation aux personnes fragiles.

Pour lui, « le jeu est gratuit, il ne vient qu’après les choses essentielles comme se nourrir, se vêtir, se soigner ou se chauffer. A chaque fois qu’on s’arrête devant quelqu’un pour lui donner quelque chose qui n’est pas nécessaire, c’est comme si on lui disait « Tu as du prix à mes yeux, je prends du temps pour toi. » En jouant avec quelqu’un, je le prends comme il est, il peut me faire confiance parce qu’il ne se sent pas jugé, et il sait qu’il peut s’appuyer sur notre complicité. »

-> Lire le dossier consacré à l’accompagnement par le jeu des personnes fragiles